L'assurance chômage : une assurance souscrite par un emprunteur sur cinq

Sur l'ensemble des emprunteurs, la part de ceux qui souscrivent une assurance chômage est approximativement de 20 %. Ce pourcentage varie toutefois beaucoup d'un établissement à l'autre, ce qui traduit des caractéristiques différentes de clientèle : dans les établissements spécialisés (Crédit foncier), la proportion d'assurés atteint ou dépasse un tiers ; elle est de l'ordre de 15 % dans la plupart des établissements généralistes et tombe à 5 % au Crédit Lyonnais.
La faiblesse du pourcentage général d'assurés n'est guère surprenante, si l'on considère qu'une partie non négligeable des emprunteurs - tous ceux qui ne peuvent bénéficier des prestations des ASSEDIC - en est exclue. Mais surtout, contrairement à l'assurance décès-invalidité souscrite par la quasi-totalité des emprunteurs, l'assurance chômage souffre d'un phénomène d'anti-sélection : l'emprunteur, assuré potentiel, connaît mieux le risque que l'assureur et c'est dans les catégories les plus soumises au risque de chômage que le taux de souscription est le plus élevé. De ce fait, la sinistralité est forte et le montant des primes élevé, ce qui tend à dissuader les emprunteurs à faible risque de s'assurer.