Choisir son assurance chômage

choisir son assurance chomage pour un pret immobilier
L'essentiel en quelques mots
  • Pourquoi l'assurance chômage reste encore relativement peu souscrite ?
  • En savoir plus sur loi Lagarde : le libre choix de son assurance chômage.

Garantie chômage : une assurance encore peu souscrite

Sur l'ensemble des emprunteurs souscrivant un prêt immobilier, la part de ceux qui contractent une garantie chômage est approximativement de 20 %. Ce pourcentage varie toutefois beaucoup d'un établissement à l'autre, ce qui traduit des caractéristiques différentes de clientèle : chez les assureurs spécialisés, la proportion d'emprunteurs disposant d'une garantie perte d'emploi atteint ou dépasse les 30% ; elle est en revanche de l'ordre de 15 % dans la plupart des établissements généralistes et peut parfois même tomber à 5%.

La faiblesse du pourcentage général de garantie chômage contractée avec une assurance prêt immobilier n'est guère surprenante si l'on considère qu'une partie non négligeable des emprunteurs (en l'occurrence tous ceux qui ne peuvent bénéficier des prestations des ASSEDIC) en est exclue. Mais surtout, contrairement à la couverture décès-invalidité souscrite par la quasi-totalité des emprunteurs, la garantie perte d'emploi d'une assurance prêt immobilier souffre d'un phénomène d'anti-sélection : l'emprunteur, assuré potentiel, connaît mieux le risque que l'assureur et c'est dans les catégories socioprofessionnelles les plus soumises au risque de chômage que le taux de souscription est le plus élevé. De ce fait, la sinistralité est forte et le montant des primes élevé, ce qui tend à dissuader les emprunteurs à faible risque de s'assurer.

Choisir librement la garantie chômage de son assurance de prêt

Si aucune obligation légale ne venait autrefois imposer la souscription de l'assurance prêt immobilier proposée par l'établissement prêteur, le conditionnement de l'emprunt à cette offre interne restait pourtant très largement répandu au sein des banques. Depuis 2010 et l'avènement de la Loi Lagarde réformant l'assurance prêt immobilier, le législateur s'attache à mettre fin à une pratique jugée parfois abusive notamment par les associations de consommateurs.

L'entrée en vigueur de la loi Lagarde s'est effectuée en deux temps :

2009 : lors de l'octroi d'un prêt immobilier, les banques se sont vues imposer l'obligation de transmettre à leur client une notice d'information concernant l'assurance prêt immobilier. Doit y être indiqué les modalités d'applications d'une assurance prêt immobilier ainsi que la possibilité, pour l'emprunteur, de choisir celle-ci auprès d'un assureur extérieur à la banque.

2010 : définitivement adoptée par les parlementaires, la Loi Lagarde réformant l'assurance prêt immobilier renforce la concurrence au sein du secteur de l'assurance en réglementant, cette fois-ci de manière claire et précise, la délégation d'assurance (la possibilité offerte à l'emprunteur de choisir librement son assurance prêt immobilier). Plus question désormais pour les banques d'associer automatiquement l'obtention d'un emprunt à la souscription de leur propre offre d'assurance, un éventuel refus de délégation d'assurance devant dès lors être motivé par écrit au consommateur.

Grâce à la loi Lagarde, l'emprunteur s'affranchit un peu plus de ce rapport de dépendance qu'il entretenait jusque-là avec sa banque pour enfin choisir librement l'assurance prêt immobilier la plus adaptée à son profil mais surtout à son budget. Le consommateur peut donc désormais pleinement faire jouer la concurrence et opter pour un taux d'assurance capable de réduire notablement le coût de son prêt immobilier.

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