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Une loi pour changer d'assurance plus facilement

13 Aout 2014

Une loi pour changer d'assurance plus facilement


Si l'instauration par la loi Hamon d'un délai de résiliation en matière d'assurance doit en théorie permettre d'ouvrir encore un peu plus ce secteur d'activité à la concurrence, qu'en pense concrètement consommateurs et assureurs ?

La loi Hamon : une liberté synonyme d'économies

Après un parcours législatif caractérisé par une opposition des plus marquées entre associations de consommateurs et lobby bancaire, le volet assurance emprunteur de la loi Hamon (loi Consommation) est finalement entré en application le 26 juillet 2014. De quoi satisfaire les candidats au prêt immobilier qui se voient offrir une liberté accrue quant au choix de leur assurance de crédit. En effet, l'une des dispositions majeures de la loi Hamon est l'application d'un délai de douze mois au cours duquel un emprunteur est libre de résilier son assurance de prêt comme il l'entend pour en souscrire une autre (plus adaptée à son profil ou moins chère).

Délai de résiliation : l'avis des professionnels

Alors que la grande majorité des particuliers voient d'un bon oeil cette nouvelle opportunité synonyme d'économie, qu'en est-il des professionnels du secteur ? Si les courtiers en assurance se frottent les mains devant un dispositif apte à relancer le nombre de délégations d'assurance (augmentant parallèlement leur part de marché), les assureurs pointent déjà du doigt certaines limites. "Il faut être clair, tout cela entraîne des frais de gestion, des coûts d'élaboration des contrats, des formulations pour résilier et tout cela se répercutera à termes dans le prix", expliquait ainsi il y a quelques mois Etienne Couturier, directeur général MAAF.

Néanmoins, des baisses de tarif commencent déjà à s'afficher sur les vitrines de certains professionnels et pourraient bien pousser leurs concurrents à faire de même tant l'assurance de prêt immobilier constitue un produit d'appel des plus importants.

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