logoACI

Taux et assurance, les deux leviers des banques pour endiguer la chute du crédit

07 Juin 2012

Taux et assurance, les deux leviers des banques pour endiguer la chute du crédit


L'heure est grave pour la distribution de crédits immobiliers. La demande continue fortement de chuter. Selon une récente étude de la Banque de France, cette dernière affiche une baisse de -50% entre les mois de janvier et avril 2012.

Pour sauver les meubles, les établissements de crédits continuent à baisser leurs taux d'emprunts immobiliers. Le mois de mai a donc vu un nouveau repli des taux, comme l'annonce le courtier qui observe un recul des taux de 0,05% pour les emprunts sur 15 et 20 ans.

Au mois de juin, les banques devraient continuer à faire des efforts sur les taux, toujours pour attirer de nouveaux demandeurs. La situation semble donc profiter aux particuliers. Ils doivent néanmoins avoir un excellent dossier pour voir leur demande de prêt se concrétiser. En bout de course, une grande majorité de banques présente des taux avantageux.

Outre les taux, l'emprunteur devra également regarder les conditions que les établissements de crédit proposent en termes d'assurance de prêt. C'est là encore un levier qui permet aux banques de se différencier. En effet, si elles ne veulent pas voir leur client rejoindre la concurrence, notamment grâce à la délégation d'assurance mise en place par la loi Lagarde, elles ont tout intérêt à proposer des conditions avantageuses. D'autant plus que les clients sont rares.

2011 était encore une année faste pour l'immobilier avec des dispositifs de soutien efficace comme le PTZ+, qui existait encore dans l'ancien. De nombreux ménages ont donc pu faire une demande de prêt à l'habitat, même si les banques commençaient tout juste à resserrer leurs conditions d'octroi.

Cette année est plus difficile avec notamment la suppression du Scellier programmée avant la fin 2012 et la réforme du PTZ+ en janvier dernier. Parallèlement, crise oblige, les banques se sont montrées encore plus strictes sur leurs conditions d'octroi et ont réduit d'elles-mêmes la demande de crédit immobilier. Une erreur qu'elles essayent de réparer aujourd'hui.

VOS REACTIONS