logoACI

Taux de prêt : 2014 s'achève à la baisse

09 Decembre 2014

Taux de prêt : 2014 s'achève à la baisse


Nouvelle baisse et taux exceptionnellement bas, voilà comment l'année 2014 s'apprête à tirer sa révérence sur le front des prêts immobiliers si l'on en croit la dernière note du courtier Empruntis.

Prêt immobilier : 2014, l'année de la baisse

Si certains ont un temps pu en douter, en matière de prêt immobilier, l'année 2014 aura bel et bien été placée sous le signe de l'attractivité. Une évolution qui, mois après mois, fut tout à l'avantage des candidats à l'emprunt et qui leur sourit encore aujourd'hui à travers une énième baisse des taux. Un mouvement de repli qui, en ce début du mois de décembre, se révèle certes léger mais qu'Empruntis ne manque toutefois pas de souligner dans une note de conjoncture publiée le 3 décembre dernier. « Nous finissons donc l'année sur des niveaux historiquement bas », constate ainsi son président, Thierry Bernard.

Taux : les banques veulent toujours séduire

Si elles semblent être le fait de quelques établissements cherchant sans doute à aligner leurs barèmes sur la concurrence, les baisses observées par le courtier (oscillant pour la plupart entre -0,05% et -0,10%) permettent toutefois aux taux de crédit se s'afficher à des niveaux jusque-là jamais atteints. Dans le détail, un emprunteur peut donc espérer négocier un prêt sur 15 ans au taux moyen de 2,35% ou de 2,65% s'il s'agit d'un emprunt sur 20 ans. Pour le courtier, de tels taux ne peuvent que traduire l'indéniable « volonté des banques de gagner de nouveaux clients ». Une volonté que vient d'ailleurs confirmer si besoin était les décotes que peuvent obtenir les meilleurs dossiers (pouvant aller jusqu'à 30 points de base).

Des perspectives incertaines

Et pourtant, le courtier ne cède pas à l'euphorie et se montre des plus prudents au moment de livrer ses perspectives à plus ou moins long terme. En effet, comme les notaires l'ont fait avant lui, il ne peut que se rendre à l'évidence en constatant le blocage du marché. Une inertie qui serait selon lui à mettre à l'actif d'une politique gouvernementale manquant cruellement de visibilité. Qu'il s'agisse d'un futur PTZ 2015 au sein duquel la réintégration des logements anciens ne sera que partielle, d'un dispositif d'investissement locatif Pinel sans doute trop esseulé au sein d'une fiscalité toujours plus lourde ou encore du plafonnement des frais de notaire auquel semble venir s'opposer la hausse des droits de mutation, « la lisibilité des dernières mesures prises ou annoncées par le gouvernement pourrait ne pas restaurer la confiance auprès des différents acteurs ».

VOS REACTIONS