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Résiliation d'assurance : quel impact sur les prix ?

03 Janvier 2014

Résiliation d'assurance : quel impact sur les prix ?


Dans le cadre du projet de loi Consommation défendu par Benoît Hamon, les candidats à l'emprunt ont eu la satisfaction d'apprendre, en fin d'année dernière, qu'ils pourront prochainement résilier librement leur contrat d'assurance de prêt immobilier lors de l'année suivant sa souscription. Si certains s'interrogent sur l'impact réel d'une telle disposition, pour le ministre de la Consommation, cette ouverture à la concurrence devrait toutefois très nettement influer sur le coût d'une assurance emprunteur.

Si la résiliation d'une assurance emprunteur en cours de prêt a dû faire face à l'opposition féroce du lobby bancaire, elle aura toutefois réussi à convaincre les députés qui, dans la nuit du 16 au 17 décembre dernier, ont adopté la disposition lors de l'examen du projet de loi Consommation. La nouvelle est d'importance puisqu'elle entrouvre la porte de la concurrence à un secteur jusque là tenu d'une main ferme par les établissements bancaires.

Concrètement, les particuliers disposeront d'un délai d'un an à compter de la souscription de leur contrat pour troquer l'assurance de prêt proposée par la banque contre l'offre d'un assureur indépendant. Une liberté accrue qui, si l'on en croit Benoît Hamon, ira de paire avec une réduction de coût non négligeable. "Actuellement, l'assurance emprunteur peut représenter jusqu'à 30% du capital à rembourser [...] cela peut aller jusqu'à 20.000 euros dans certain cas", a ainsi souligné le ministre qui espère bien constater d'ici peu une baisse de tarif de l'ordre de 10 à 30%.

S'il faudra encore attendre un nouvel examen du texte par le Sénat (programmé début 2014) pour que celui-ci entre véritablement en vigueur, pour le ministre il s'agit avant tout de bousculer un secteur d'activité paralysé par des pratiques bancaires pouvant parfois être perçues comme “abusives”. "Il y avait un manque de mobilité, les conditions de la concurrence n'étaient pas réunies et dans ce cas-là, la concurrence a du bon", note ainsi Benoît Hamon.

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