logoACI

Prêt immobilier : les vacances vont faire grimper les taux

01 Juillet 2015

Prêt immobilier : les vacances vont faire grimper les taux


Contre toute attente, les taux de prêt immobilier se sont révélés relativement stables en ce mois de juin. Mais à l'approche des vacances, la hausse des taux pourrait bien prendre de l'ampleur.

Une remontée des taux plus légère que prévue

Engagée depuis fin mai, la remontée des taux de crédit n'aura finalement pas été le raz de marée tant redouté. Tout au moins, pas encore. A l'occasion de la mise à jour de son baromètre, le courtier Meilleurtaux constate ainsi que les taux n'ont en moyenne progressé que de 0,05% au cours du mois de juin. S'établissant hors assurance à 2,05% pour un emprunt sur 15 ans (+0,05%), 2,25% sur 20 ans (+0,02%) et 2,58% sur 25 ans (+0,02%), les taux continuent d'afficher des niveaux toujours extrêmement attractifs. Les candidats à l'achat ont donc encore la possibilité de profiter de belles opportunités.

Des stratégies bancaires différentes

La légèreté de la hausse observée jusqu'ici s'explique en grande partie par les choix stratégiques opérés par les banques. Si certaines ont fait le choix de réviser leurs barèmes à la hausse, d'autres se sont contentées de resserrer leurs conditions d'octroi. « Les banques sont beaucoup plus sélectives sur les profils », note ainsi Maël Bernier, porte-parole du courtier.

La hausse des taux ne prendra pas de vacances cette année

Néanmoins, les particuliers envisageant une acquisition à plus ou moins court terme seraient peut-être bien avisés de presser le pas. En effet, la perspective des vacances pourrait bien venir doper un mouvement haussier jusque-là relativement contenu. Si les vacances sont pour beaucoup synonyme de repos, il en va de même pour les banquiers. Or, les établissements sont aujourd'hui submergés par les demandes, qu'il s'agisse de nouveaux crédits immobiliers ou de renégociations de prêt. N'arrivant déjà plus à s'en tenir à leurs délais habituels (le traitement d'un dossier s'est vu rallongé d'une vingtaine de jours en quelques semaines seulement), ceux-ci observent avec inquiétude la période des congés estivaux approcher à grands pas. Face à un manque d'effectif hautement préjudiciable dans le contexte actuel, bon nombre de banques n'auront d'autres choix que d'inciter les candidats à l'emprunt à reporter leur projet. « Nous arrivons au début de l'été et les vacances vont ainsi débuter au sein des établissements bancaires dans des services qui sont déjà à saturation depuis le mois de mai. Il n'est donc pas improbable que les taux remontent à nouveau légèrement pendant cette période, comme c'est souvent le cas quand les back-office manquent de personnel », explique ainsi Maël Bernier.

VOS REACTIONS