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Prêt immobilier : les emprunteurs boudent toujours

15 Mai 2014

Prêt immobilier : les emprunteurs boudent toujours


Les taux de prêt immobilier battent actuellement des records d'attractivité mais est-ce vraiment suffisant pour susciter l'intérêt des candidats à l'achat immobilier ? Pas vraiment si l'on en croit la Banque de France qui, dans une publication dévoilée ce jeudi 15 mai, souligne l'orientation légèrement négative observée en matière de demandes de crédits.

Les emprunteurs ne sont toujours pas au rendez-vous

Et de quatre ! Pour le quatrième mois consécutif, le volume de demandes de crédits à l'habitat s'affiche en léger retrait. C'est en tout cas ce que rapporte aujourd'hui la Banque de France après avoir interrogée les établissements prêteurs. "Le solde d'opinion relatif à la demande de crédits à l'habitat demeure négatif, plusieurs banques faisant toujours état de perspectives dégradées sur le marché du logement", note l'institution à ce sujet.

Demandes de prêt immobilier : les taux bas ne suffisent pas

Si les récentes baisses enregistrées par les taux d'emprunt et les niveaux des plus attractifs auxquels ils s'établissent actuellement ont de quoi réjouir les candidats à l'achat, ils ne semblent toutefois pas avoir complètement réussi à motiver leur passage à l'acte. Alors que plus aucune banque ne fait état d'une quelconque progression de la demande depuis maintenant quatre mois, la Banque de France précise toutefois que "la proportion des banques signalant une diminution de la demande de crédits à l'habitat est moindre qu'en mars". Dans le détail, si 24% des établissements observaient une très légère diminution de la demande de prêts en mars, un mois plus tard cette proportion s'établit à 10% (les 90% restant ne constatant aucun changement).

Des conditions d'octroi figées

En vigueur depuis le mois de novembre dernier, le statu quo semble une nouvelle fois régner sur le front des conditions d'obtention (100% des banques déclarent n'avoir procédé à aucune modification de leur critères d'octroi). Il faut en effet remonter au mois d'octobre 2013 pour observer le dernier durcissement opéré en la matière (9% des établissements avaient alors avoué avoir resserré leurs conditions).

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