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Prêt immobilier : le marché sort de son immobilisme

Hier à : 16:00

Prêt immobilier : le marché sort de son immobilisme


Si les taux de prêt immobilier font preuve d'une attractivité hors du commun depuis maintenant de longues semaines, cela ne semblait pas suffisant pour relancer un marché en perte de vitesse. Tout au moins jusqu'à présent puisque si l'on en croit la dernière note de conjoncture dévoilée par la Banque de France, certains établissements prêteurs commencent enfin à entrevoir une sensible progression de la demande.

Prêt immobilier : vers un renouveau du marché ?

Le français aime prendre son temps, ne pas se décider précipitamment et ce ne sont pas les banques qui pourront dire le contraire. Mois après mois, se livrant une lutte acharnée pour s'attirer les faveurs de clients potentiels, les établissements prêteurs n'ont eu de cesse de revoir leurs taux de crédit immobilier à la baisse (3,10% sur 20 ans hors assurance emprunteur). Des efforts qui ont certes permis de maintenir le marché à flot mais qui ne semblaient guère avoir d'effet sur son éventuelle relance. Une situation qui, à en croire la Banque de France, s'est toutefois sensiblement améliorée au cours du mois de mai dernier.

Le nombre d'emprunteurs progresse enfin

Dans sa dernière étude relative à la distribution du crédit en France, l'institution souligne ainsi que "la demande de crédits à l'habitat perçue par les banques augmente quelque peu". Une première en cette année 2014 puisque depuis le mois de décembre dernier, aucune banque n'avait constaté une quelconque progression de la demande de prêt immobilier. Concrètement, si les conditions d'octroi continuent de se complaire dans un statu quo en vigueur depuis octobre 2013 (aucune banque n'ayant fait évoluer ses critères depuis), les établissements sont désormais 14% à mentionner une légère hausse des demandes.

Distribution du crédit : la baisse n'est plus de mise

Mieux, pour la première fois depuis septembre 2013, les banques ne perçoivent aucun mouvement de repli de la part des candidats à l'emprunt (86% des établissements interrogés estimant que la situation est restée à peu près inchangée entre avril et ce mois de mai).

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