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Prêt immobilier : la hausse des taux se précise

03 Juillet 2013

Prêt immobilier : la hausse des taux se précise


S'il faut en croire le courtier en ligne, les candidats à l'achat n'auraient désormais plus un instant à perdre s'ils entendent profiter de la baisse des taux de prêt engagée depuis maintenant plus d'un an et demi.

Si elle ne fait peut-être pas encore l'unanimité auprès des observateurs et professionnels du secteur, l'analyse publiée le 27 juin dernier a toutefois de quoi interpeller les particuliers souhaitant concrétiser l'acquisition d'un bien immobilier. N'évoquant jusque-là qu'à demi-mots l'éventualité d'une remontée des taux, le courtier s'est ici montré bien plus catégorique, ne laissant que peu d'espoir à ceux qui misent encore sur la poursuite du mouvement baissier.

« Nous sommes en droit pour la première fois réellement de nous poser la question, car les indicateurs macro que nous recevons ont changé d'orientation entre fin mai et fin juin », soulignait ainsi Maël Bernier au sujet d'un probable retour de la hausse des taux. Venant accréditer un peu plus cette thèse, la directrice de la communication précise que « les premiers barèmes reçus fin juin font état d'une hausse de 0,10% en moyenne ».

Si hausse des taux il y a, le courtier l'attribuerait donc à des indicateurs financiers défavorables. Il est vrai qu'après s'être longtemps maintenu à des niveaux relativement bas, l'OAT 10 ans (indice sur lequel s'appuient les banques pour établir les taux fixes qu'elles pratiquent) a connu une progression notable au cours des deux dernier mois, passant ainsi entre le 2 mai et le 26 juin 2013 de 1,67% à 2,47%. Selon Maël Bernier, les établissements prêteurs « ont donc toutes les raisons de répercuter cette hausse », d'autant plus que les mois de juillet et août apparaissent traditionnellement propices à de tels ajustements.

Si bon nombre de professionnels de l'immobilier voient dans une éventuelle remontée des taux un coup dur porté au marché dont le rétablissement reste des plus fragiles, le courtier relativise toutefois en précisant qu'une hausse des taux ne signifie pas pour autant la fin immédiate des taux attractifs que nous connaissons depuis plusieurs mois maintenant. « Si les taux augmentent pour la première fois depuis 1 an, une hausse de 0,10% se traduirait dans la réalité par des taux toujours inférieurs à 3,40% jusqu'à 20 ans ».

Selon le baromètre publié par le courtier, un emprunt sur 15 ans se négocie actuellement au taux moyen de 3,05% (hors assurance de prêt) alors que les crédits immobiliers sur 20 et 25 ans profitent quant à eux de taux s'établissant à 3,40 et 3,75%.

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