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Prêt immobilier : la hausse des taux se poursuit en août

20 Aout 2015

Prêt immobilier : la hausse des taux se poursuit en août


Dans sa dernière publication, le courtier Empruntis confirme la poursuite de la hausse des taux de prêt et exclut formellement un hypothétique retour de la baisse à plus ou moins court terme.

Prêt immobilier : pas de vacances pour la hausse des taux

Si durant plus de 18 mois les candidats à l'emprunt se sont accoutumés à observer les taux de crédit se replier, ils devront désormais s'habituer à les voir remonter. A l'occasion de la mise à jour de son baromètre, Empruntis note en effet que la hausse des taux de prêt immobilier engagée depuis fin mai s'est irrémédiablement poursuivie en cette première partie du mois d'août 2015. Sur les 42 taux qui composent son baromètre (correspondant aux 6 durées d'emprunt habituelles pour chacune des 7 régions retenues), le courtier constate que seuls 4 se sont orientés à la baisse en août. Il s'agit des taux de prêt sur 25 ans dans le Nord, l'Ile-de-France, le Rhône-Alpes et du taux sur 30 ans francilien. Si légère correction il peut y avoir, elle ne concerne donc plus que des emprunts de longue durée et s'observe uniquement au sein de « régions dont le crédit était le plus cher de France pour ces durées ».

La baisse des taux a définitivement quitté le navire

Les taux de prêt sur 15 et 20 ans (ceux qui intéressent le plus les candidats à l'achat) s'affichent sans exception à la hausse et ce, quelle que soit leur région. Une progression qui, selon Empruntis, oscillerait entre 5 et 20 points de base. En pratique, alors qu'un emprunteur pouvait au début de l'été (fin mai début juin) décrocher un taux moyen avoisinant les 2,05% sur 15 ans et 2,30% sur 20 ans (hors assurance), il doit désormais composer avec des taux d'un tout autre niveau (2,35% sur 15 ans et 2,70% sur 20 ans en moyenne). Si pour le courtier « aucune baisse n'est à attendre pour les dossiers de financement déposés en ce mois d'août », les futurs emprunteurs doivent également s'habituer à ne plus être courtisés par les établissements financiers. « Au-delà de l'augmentation des taux, les banques sont plus sélectives et affinent leurs critères car l'année est quasiment terminée pour elles », explique à ce propos Cécile Roquelaure, porte-parole d'Empruntis.

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