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Prêt immobilier : échange rein contre crédit !

17 Avril 2014

Prêt immobilier : échange rein contre crédit !


Si bon nombre de français ambitionnent de devenir propriétaires de leur logement, le rêve peut parfois tourner au cauchemar. Victime malheureuse d'une escroquerie, un habitant du Pas-de-Calais en a fait l'amère expérience au point d'offrir l'un de ses reins pour pouvoir solder son prêt immobilier.

Un prêt immobilier pour un bien dont il n'aura jamais les clés

Se portant acquéreur d'un logement sur plan, Patrick Vergeot croyait alors en sa bonne étoile et espérait bien devenir l'heureux propriétaire de sa résidence principale. Si les travaux devaient initialement s'achever en 2009, cet ancien commercial (aujourd'hui sans emploi) n'occupera sans doute jamais son appartement. Un chantier à l'abandon, un promoteur qui a fait faillite et des soupçons d'escroquerie ont en effet progressivement transformé son rêve en cauchemar.

Aujourd'hui en situation de surendettement, Patrick Vergeot doit rembourser un prêt immobilier destiné à financer un bien qu'il n'aura jamais (à hauteur de 600 euros par mois).Devant encore s'acquitter de quelques 70.000 euros, celui-ci entend désormais attirer l'attention. Quant à l'argent déjà versé par les 26 victimes du promoteur (environ 1,5 millions d'euros), il semble s'être mystérieusement envolé.

Une action symbolique forte

Entre geste symbolique et manifestation de son désespoir, ce mardi 15 avril devant l'hôpital d'Arras il brandissait une pancarte sur laquelle on pouvait lire ces mots : "Donne un rein contre solde crédit ! Voilà ce qui arrive quand vous faites confiance à votre notaire. La justice bafouée". Criant sa colère à la face d'une justice dont il dénonce la lenteur, Patrick Vergeot explique avoir voulu établir "un comparatif avec les gens qui ont un problème médical et doivent attendre pendant que tout se dégrade". "Depuis 2010, on nous balade. Au plan civil, on n'a jamais trouvé d'avocat à Arras qui voulait assigner le notaire. Quand on a trouvé un avocat parisien, on s'est retrouvé avec un sursis à statuer. Notre dossier est sur une voie de garage", précise-t'il.

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