logoACI

Loi Hamon : les emprunteurs seront-ils tous gagnants ?

04 Aout 2014

Loi Hamon : les emprunteurs seront-ils tous gagnants ?


Depuis maintenant un peu plus d'une semaine, les emprunteurs disposent d'une liberté nouvelle introduite par l'entrée en vigueur, le 26 juillet dernier, de la loi Hamon sur la Consommation. Une liberté se traduisant par l'instauration d'un délai de résiliation pour les contrats d'assurance de prêt et qui devrait également être synonyme d'économies notables pour les emprunteurs.

La loi Hamon fait la part belle au consommateur

Le samedi 26 juillet 2014, le volet assurance de prêt de la loi Hamon entrait donc en application. Une entrée en vigueur dont les consommateurs et plus particulièrement les emprunteurs pouvaient se féliciter, celle-ci leur conférant en effet la possibilité de résilier leur contrat d'assurance de prêt comme bon leur semble, tout au moins au cours de leur première année d'engagement. En pratique, après avoir souscrit son prêt immobilier et opter pour l'assurance de crédit proposée par sa banque (un choix fait dans 85% des cas), un emprunteur dispose donc désormais de 12 mois pour résilier ce contrat et se tourner vers l'offre d'un assureur indépendant.

Relancer la délégation d'assurance

A l'instar de la loi Lagarde de 2010, la loi Hamon constitue donc une ouverture à la concurrence du secteur de l'assurance qui devrait relancer les délégations d'assurance. C'est en tout cas ce qu'espèrent les professionnels de l'assurance. Or, si une délégation d'assurance (à savoir la souscription d'un contrat individuel au lieu de l'assurance groupe proposée par la banque) permet à l'emprunteur de réaliser de substantielles économies tout en disposant de garanties véritablement adaptées à son profil, certains pourraient toutefois être freinés par l'apparente complexité d'une démarche de résiliation.

Les grands gagnants de la loi Hamon

Si la loi Hamon constitue un avantage certain pour les consommateurs, ceux-ci en profiteront ils tous de la même façon ? De l'avis des experts, si une délégation d'assurance peut autoriser une économie de l'ordre de 25 à 70% (soit de 3000 à 20.000 euros), ce sont évidemment les bons profils qui devraient réaliser les meilleures affaires. Pour espérer tirer pleinement profit de la loi Hamon, l'assuré devra ainsi être un jeune cadre, sédentaire et non fumeur.

VOS REACTIONS