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Les français savent enfin ce qu'est une délégation d'assurance

10 Juillet 2013

Les français savent enfin ce qu'est une délégation d'assurance


Chaque année, l'Ifop mène une vaste enquête pour le compte de la Fédération bancaire française (FBF) afin de déterminer l'opinion des particuliers envers leur établissement bancaire. Si l'édition 2013 de cet Observatoire fait état d'une certaine satisfaction des usagers (pour 72% d'entre eux), elle met également en avant leur connaissance de la loi Lagarde et des possibilités qu'elle offre en matière d'assurance de prêt.

Depuis septembre 2010 et l'entrée en application du volet « assurance emprunteur » de la loi Lagarde, les particuliers souscrivant un crédit ont la possibilité de délaisser l'offre d'assurance de leur banque au profit de celle proposée par un professionnel indépendant si les contrats en question présentent un niveau de garantie équivalent. C'est ce que l'on nomme communément une délégation d'assurance. Synonyme de concurrence accrue entre les établissements et de liberté pour le consommateur, la loi Lagarde semble aujourd'hui relativement bien comprise par les candidats à l'emprunt.

C'est en tout cas ce qui ressort de l'Observatoire 2013 réalisé par l'Ifop pour la FBF auprès d'un panel de 1000 personnes. A en croire l'étude, 64% des français déclarent être informés de l'opportunité offerte par la loi Lagarde et la délégation d'assurance. Une opportunité bien souvent synonyme d'économie puisqu'en souscrivant son assurance de crédit auprès d'un assureur indépendant, un particulier peut réduire notablement le coût global de son emprunt (la part de l'assurance pouvant représenter jusqu'à 30% de celui-ci).

Mais entre connaître l'existence d'une loi et la mettre en application, il y a un pas que les emprunteurs semblent encore avoir bien du mal à franchir. Une précédente enquête menée par l'assureur Metlife auprès de différents courtiers montre en effet clairement que si la loi Lagarde fêtera prochainement ses trois ans d'existence, le chemin est encore long avant qu'elle ne réussisse à modifier les habitudes des consommateurs. Sur les 1192 intermédiaires en assurance interrogés, près des trois quarts n'auraient ainsi constaté aucune évolution du volume de délégations depuis son entrée en vigueur.

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