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Assurance de prêt : les Français boudent la garantie perte d'emploi

22 Juin 2012

Assurance de prêt : les Français boudent la garantie perte d'emploi


En matière d'assurance de prêt immobilier et à l'heure où la conjoncture économique reste difficile, la souscription d'une garantie perte d'emploi semble désormais incontournable. Le contexte du marché du travail reste extrêmement fragile et nul n'est à l'abri de perdre son emploi. Pourtant, peu d'emprunteurs font le choix de cette option en souscrivant à leur assurance de prêt à l'habitat.

Une des raisons est que pour plus de sécurité, les banquiers et les assureurs ne proposent cette garantie qu'aux personnes qui ont un CDI (Contrat à Durée Indéterminée) depuis au moins un an. Pour que la garantie se mette en place, il faut que la personne qui vient d'être licenciée puisse prétendre à une indemnisation chômage auprès de Pôle emploi. Certaines professions sont donc exclues d'office du dispositif comme les commerçants, les artisans ou encore les professions libérales.

Autre explication pour comprendre le désintérêt des Français pour cette garantie facultative, le coût. Une majorité d'emprunteurs jugent cette option trop chère, en plus de leur assurance de prêt immobilier obligatoire. La prime peut varier entre 0,25% et 0,30% du capital emprunté, ce qui est peu comparé à ce que doit débourser l'emprunteur pour en bénéficier.

Les durées d'indemnisation sont aussi différentes selon les contrats et peuvent aller de 12 à 24 mois. De plus, peu de garanties proposées prendront en charge la totalité de la mensualité de remboursement. Une grande majorité des contrats ne rembourseront que 30 à 70% de la mensualité. Pour une garantie à 100%, l'acquéreur devra donc mettre le prix.

Mais avant d'arriver au remboursement, les conditions des contrats sont très strictes et les délais souvent trop longs pour l'emprunteur. Un délai de carence d'un an, pendant lequel la garantie ne fonctionnera pas en cas de perte d'emploi, permet aux assureurs et aux banquiers de se protéger si jamais l'emprunteur avait connaissance d'un plan de licenciement avant de souscrire à son assurance de prêt. De plus après la perte de son emploi, l'emprunteur devra attendre de 3 à 4 mois avant de toucher l'indemnisation de l'assurance. Un temps qui peut paraître trop long pour une personne au chômage.

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