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Le nouveau prêt à taux zéro est-il voué à l'échec ?

27 Juin 2014

Le nouveau prêt à taux zéro est-il voué à l'échec ?


L'annonce suscite l'enthousiasme des candidats à l'achat depuis maintenant quelques jours, afin de facilité l'accès à la propriété le gouvernement a décidé d'élargir le prêt à taux zéro à l'acquisition d'un logement ancien. Si cette disposition était espérée par bon nombre d'acheteurs potentiels elle aurait toutefois pu faire l'objet d'une analyse plus poussée et pourrait bien manquer sa cible. Un avis notamment défendu par le courtier en ligne Meilleurtaux.

Le prêt à taux zéro réintègre l'ancien

Ce mercredi 25 juin, Sylvia Pinel, la ministre du Logement, a présenter dans les grandes lignes le plan de relance de la construction imaginé par le gouvernement. Au côté d'un allègement des normes de construction et d'une libération du foncier public, la future réforme du prêt à taux zéro apparaît comme la mesure la plus emblématique. Au cours des mois à venir (en octobre dans un premier temps puis dès janvier 2015), le PTZ devrait ainsi non seulement voir certains de ses plafonds augmenter (plafonds de ressources, montant, coût de l'opération finançable), enregistrer un ajustement de ses modalités de remboursement mais également s'ouvrir de nouveau à l'achat d'un bien immobilier ancien.

Réclamé depuis longtemps tant par les acheteurs que par les professionnels de l'immobilier, ce dernier point pourrait toutefois faire l'effet d'un pétard mouillé. En effet, le gouvernement a décidé de conditionner le PTZ dans l'ancien à une obligation de travaux mais souhaite surtout réserver ce prêt immobilier à certaines zones rurales bien précises. Une restriction qui ne cesse depuis d'alimenter les doutes des observateurs.

Réforme du PTZ : un coup d'épée dans l'eau pour le courtier

"Si certaines mesures semblent aller dans le bon sens, notamment les mesures de simplifications des normes de construction, certaines ne vont pas encore assez loin ou sont même assez déconnectées de la réalité du marché", écrivait Hervé Hatt, le Président de Meilleurtaux, dans un communiqué publié le jour même. Concrètement, en limitant ainsi le champ d'action du PTZ, le gouvernement réduit également de façon conséquente le nombre de candidats à l'achat concernés. L'objectif affiché de cette réforme est de "favoriser la revitalisation des centres bourg" mais, comme le souligne Hervé Hatt, "ce sont donc dans les zones dites tendues classées A que les primo-accédants ont le plus besoin d'aides pour financer l'acquisition d'un premier logement, là où les prix sont les plus élevés".

De son côté, Maël Bernier, la porte parole du courtier estime qu'en choisissant de privilégier les zones rurales, le gouvernement fait preuve "d'un profond décalage avec les réels besoins". Cette dernière explique en effet que "la demande des jeunes accédants à la propriété est sociologiquement et logiquement concentrée dans les grandes agglomérations".

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