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La hausse des taux fait fondre le pouvoir d'achat

22 Juillet 2015

La hausse des taux fait fondre le pouvoir d'achat


Remontée des taux oblige, les emprunteurs ont vu leur pouvoir d'achat immobilier se réduire au cours de ces dernières semaines. C'est en tout cas ce que note le courtier Meilleurtaux.

Quand la hausse des taux pèse sur le pouvoir d'achat

Il n'aura pas fallu attendre bien longtemps avant de constater les premiers effets produits par la hausse actuelle des taux de prêt immobilier. A l'occasion de la publication de son dernier palmarès du pouvoir d'achat immobilier, Meilleurtaux a évalué, pour les 10 plus grandes villes françaises, la capacité d'achat des emprunteurs (pour une même mensualité de 1000 euros sur 20 ans). Si le classement ainsi établi n'a guère évolué d'un mois sur l'autre, le courtier ne peut que se rendre à l'évidence : « la quasi-totalité des grandes villes de France perdent des m² ». Cette baisse de pouvoir d'achat des ménages (une première depuis de très longs mois) coïncide sans surprise avec la remontée des taux engagée depuis fin mai et qui s'est progressivement généralisée au cours des semaines suivantes. « Depuis début juillet, la hausse des taux s'est confirmée avec en moyenne 0,10% en plus sur les barèmes », note à ce propos Maël Bernier, porte-parole du courtier.

Une perte de mètres carrés pour 8 grandes villes sur 10

Dans le détail, pas moins de 8 villes qui ont ainsi vu leur pouvoir d'achat s'éroder en ce mois de juillet 2015, les deux villes restantes (Lille et Paris) n'enregistrant pour leur part aucune évolution, ni à la hausse ni à la baisse. En un mois (de juin à juillet), la remontée des taux de crédit aura donc généré une perte de pouvoir d'achat de l'ordre de 1 m² à Montpellier, Nantes et Bordeaux, de 2 m² à Marseille, Strasbourg et Nice ou encore de 3 m² à Lyon.

Pouvoir d'achat immobilier : toujours dans le vert en 2015

En retrait d'un mois sur l'autre, la capacité d'acquisition des ménages emprunteurs reste toutefois nettement positive sur le long terme. Selon Maël Bernier, il faut ainsi « relativiser l'effet négatif du mois de juillet car en regardant dans le rétroviseur, on constate que pour certaines agglomérations le pouvoir d'achat immobilier a fortement progressé depuis le mois de janvier 2015 ». Sur le seul 1er semestre 2015, les candidats à l'achat ont ainsi vu la surface de leur logement gagner 2 m² à Toulouse, 3 m² à Lille et jusqu'à 5 m² à Marseille.

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