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La convention AERAS concerne un quart des français

09 Mars 2015

La convention AERAS concerne un quart des français


Un sondage publié le 3 mars s'interroge sur l'accès au crédit des particuliers malades ou handicapés et pointe du doigt la méconnaissance des emprunteurs à l'égard de la convention AERAS.

Assurance de prêt et convention AERAS : un couple méconnu

Si l'assureur April soulignait en fin de semaine dernière le manque d'information dont disposent les jeunes en matière d'assurance de prêt immobilier, une nouvelle enquête dresse un constat similaire en ce qui concerne un aspect bien plus spécifique de cette garantie : la possibilité, grâce à la convention AERAS, de souscrire une assurance emprunteur lorsque l'on souffre (ou que l'on a souffert) d'une affection longue durée. Commandé par le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss) dans le cadre de son baromètre 2015 des droits des malades, un sondage témoigne de la nécessité de renforcer la notoriété d'un dispositif stagnant actuellement à un niveau beaucoup trop bas.

Convention AERAS : 24% des français potentiellement visés

Si l'enquête menée fin février par l'institut d'études LH2 auprès de 1008 personnes révèle que près un français sur quatre (24%) est concerné par une convention AERAS (s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), elle renseigne surtout sur l'ignorance des usagers en la matière. En effet, parmi ce quart de français (concernés directement ou à travers un proche), seuls 59% savent à peu près de quoi il s'agit (41% l'ignorant totalement). Une proportion en net repli puisque, un an auparavant, 77% d'entre eux déclaraient connaître ce dispositif destiné à faciliter l'accès au crédit de personnes exclues pour raison de santé du parcours classique.

Prêt immobilier : les refus pour raisons de santé en hausse

Parmi les candidats à l'emprunt qui s'estiment relativement bien informés sur le sujet, 17% avouent que la convention AERAS s'est révélée d'une aide précieuse dans l'octroi d'un prêt immobilier (pour eux ou pour un membre de leur entourage). Si ce résultat pourrait sembler de prime abord encourageant, il paraît pourtant en sensible retrait par rapport aux 22% enregistrés en 2014. A l'inverse, la part des demandeurs d'emprunt ayant essuyé un refus de la part de leur banque à cause d'un état de santé jugé trop risqué progresse légèrement, passant de 13 à 14%.

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