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L'assurance de prêt immobilier de plus en plus chère

10 Juin 2014

L'assurance de prêt immobilier de plus en plus chère


Elément essentiel d'un crédit, l'assurance de prêt immobilier l'est non seulement par sa fonction première (à savoir garantir le remboursement de l'emprunt) mais également par le poids financier qu'elle représente sur le coût total du crédit. Un poids qui, si l'on en croit le dernier baromètre dévoilé par le comparateur d'assurances Acommeassure, n'a cessé de croître au cours de ces dernières années.

Le coût de l'assurance de prêt s'envole

S'il passe généralement au crible les différents taux de prêt immobilier avant de s'engager, l'emprunteur délaisse bien trop souvent la question de l'assurance qui y est associée. Et pourtant, celle-ci représente une part substantielle du coût du crédit qu'il convient de ne pas négliger. Dans une étude publiée récemment, le courtier met en lumière l'importance grandissante de l'assurance emprunteur au sein d'un prêt immobilier. de 18% en 2009 (pour un couple trentenaire souscrivant un emprunt de 250.000 euros), la part financière de l'assurance est ainsi passée à 21% en 2012 puis à 29% en 2013 pour enfin s'établir à 31% en mai 2014.

La loi Hamon symbole d'espoir pour les assurés

Si la délégation d'assurance ne suscite pas encore l'intérêt qu'elle devrait auprès des particuliers, l'entrée en vigueur de la loi Hamon (instaurant un délai de 12 mois pour résilier et changer son contrat d'assurance) pourrait bien venir changer la donne. Soumises au jeu de la concurrence que ne manquera pas d'instaurer cette disposition, les banques pourraient donc prochainement revoir leurs tarifs à la baisse en jouant notamment sur le montant de leurs commissions. Selon un rapport rédigé par l'ACPR (l'autorité de contrôle prudentiel et de résolution), il n'est pas rare que "le coût des sinistres représente moins de 50% de la prime payée par les emprunteurs", les différentes commissions pouvant alors grimper à 44% de la prime versée mensuellement par l'assuré. L'entrée en vigueur du délai de résiliation pourrait ainsi se traduire par une baisse tarifaire pouvant aller "jusqu'à 50% d'économie et réduire la part de l'assurance à 10% du coût du prêt". De quoi alimenter l'impatience des emprunteurs.

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