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Hausse des taux de prêt en été : l'analyse d'Empruntis

02 Aout 2013

Hausse des taux de prêt en été : l'analyse d'Empruntis


A l'instar de ce qu'observait récemment son concurrent meilleur taux, le courtier en ligne concurrent vient à son tour confirmer l'orientation haussière affichée par les taux de prêt immobilier. Une remontée qui, si elle apparaît désormais inéluctable, semble encore de faible ampleur et présente une origine bien particulière.

S'il faut en croire, la hausse des taux d'intérêt que l'on peut actuellement constater serait due à la conjonction de deux éléments impactant : d'une part l'évolution de l'OAT 10 ans (nette progression pour cet indice financier servants d'étalon aux taux de crédit pratiqués par les banques) et d'autre part à la période estivale. Si ce second point apparaît pour le moins inattendu, c'est pourtant la thèse défendue cette semaine par le courtier dans sa dernière analyse.

Pour les emprunteurs comme pour les autres, les mois de juillet et d'août sont synonyme de vacances. Or, il en va évidemment de même pour les banquiers. Selon lui, confrontés à un manque d'effectif, les établissements bancaires ont « en réalité du mal à traiter les dossiers ». Ces derniers utilisent donc la hausse des taux comme une « variable d'ajustement pour la production ». En outre, à cette période de l'année, les banques ont d'ores et déjà atteint un bon nombre de leurs objectifs annuels et ne sont donc plus obligées de se livrer une rude concurrence pour gagner les faveurs de nouveaux clients.

Enfin, le courtier estime que les banques réservent désormais leurs efforts pour un mois de septembre qui « marque le début de ce qu'on appelle le second temps fort habitat de l'année, moment où les banques relancent leur production pour répondre à la demande d'acquisition de l'automne ».

Associée à une franche remontée de l'OAT, la période estivale apparaît ainsi comme l'une des principales causes de la hausse des taux de prêt immobilier. Une hausse que le courtier évalue « entre 0,10% et 0,15% selon les durées » et qui, selon toute vraisemblance, ne devrait pas subir de nette évolution au cours des semaines à venir. « il ne faut pas déduire de cette hausse estivale le signe d'un mouvement annonciateur pour la rentrée. Les taux ne vont pas bondir de 50 points de base d'ici la fin de l'année ou alors ce serait en réaction à l'aggravation brutale du contexte économique déjà mauvais ».

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