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Facebook pourra vous empêcher d'obtenir un crédit

25 Aout 2015

Facebook pourra vous empêcher d'obtenir un crédit


Etre présent sur les réseaux sociaux pourrait prochainement vous empêcher d'obtenir un prêt immobilier. Un brevet récemment déposé par Facebook rendrait en effet ce scénario possible.

Facebook veut aider les banques à faire le tri parmi les candidats à l'emprunt

Avant d'accorder un prêt immobilier, la banque doit tout d'abord s'assurer que le futur emprunteur sera en mesure de le rembourser. Si pour cela les établissements prêteurs s'appuient notamment sur les relevés de compte fournis par le candidat et passent en revue ses antécédents en matière de crédit, ils pourraient bientôt disposer d'un nouvel outil, bien plus pernicieux celui-là : votre compte Facebook.

Un brevet sujet à polémiques

Le 4 août dernier, le célèbre réseau social a déposé un brevet auprès de l'« United States Patent and Trademark Office ». Initialement destiné à limiter le spam et à améliorer l'identification de l'utilisateur, ce brevet a également de quoi ravir les établissements bancaires. En effet, le document stipule que les banques ne disposant pas assez d'informations sur d'éventuels clients pourront dès lors étudier les contacts de l'utilisateur pour déterminer s'il présente un quelconque risque financier. En d'autres termes, si le demandeur d'un prêt immobilier compte au sein de ses « amis Facebook » un nombre significatif de mauvais payeurs, la banque en déduira qu'il y a de fortes chances pour qu'il en soit de même pour lui.

« Lorsqu'un individu demande un prêt, le prêteur examine les scores de crédit des membres du réseau social de cet individu via un n½ud autorisé. Si le score de crédit moyen de ces membres atteint le score de crédit minimum, le prêteur continue d'examiner la demande de prêt. Sinon, la demande est rejetée », peut-on ainsi lire dans la description du brevet.

Banques et réseaux sociaux : la France est-elle à l'abri ?

Il y a évidemment peu de chances de voir prochainement un tel brevet s'appliquer en France (la CNIL veillant au grain). Néanmoins, le document a le mérite d'ouvrir le débat sur les relations que peuvent entretenir les banques et certains acteurs du web. On sait ainsi que des professionnels de l'assurance n'hésitent pas à plonger le nez dans les comptes (Facebook, Twitter, etc.) de leurs assurés afin de déceler d'éventuelles fraudes (un arrêt maladie et un statut Facebook indiquant que l'on passe la semaine au ski ne font généralement pas bon ménage).

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