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Comment se faire rembourser son assurance de prêt ?

11 Mars 2015

Comment se faire rembourser son assurance de prêt ?


Une majorité d'emprunteurs l'ignorent mais ils peuvent profiter d'un remboursement partiel de leur assurance de prêt immobilier. Un point à ne pas négligé sur lequel revient le site Vivastreet.

Assurance de prêt : un remboursement est possible

Obligatoire lorsque l'on souhaite souscrire un prêt immobilier, l'assurance emprunteur représente l'un des principaux leviers permettant de réduire le coût global d'un crédit. Si l'introduction de textes législatifs tels que la loi Lagarde en 2010 et plus récemment la loi Hamon a permis aux consommateurs de prendre progressivement conscience de ce fait, ceux-ci sont en revanche nombreux à ignorer qu'une autre source d'économies leur tend les bras. Après avoir contracté une assurance de prêt immobilier et si celle-ci n'a pas été utilisée pour palier une défaillance financière, un emprunteur peut théoriquement exiger le remboursement par sa banque (ou son assureur) d'une part non négligeable des primes versées et ce, à la fin de chaque année. C'est ce que l'on nomme la participation aux bénéfices. En pratique toutefois, les établissements financiers rechignent à reverser cette participation, alimentant la colère des associations de consommateurs et poussant le Conseil d'Etat à s'attaquer à une pratique pouvant aisément être qualifiée d'abusive.

La participation aux bénéfices largement méconnue

Dans le sillage d'actions notamment menées par l'UFC-Que Choisir, les assurés disposent donc désormais de la possibilité de réaliser de substantielles économies (estimées à 3000 euros pour un prêt de 200 000 euros sur 20 ans). Or, si l'on en croit les résultats d'un sondage publiés par le site Vivastreet, 63% d'entre eux ignoreraient encore cette opportunité qui s'offre à eux. Pour le directeur du pôle immobilier du site, Thierry Langlois, « plusieurs facteurs concourent à ce déficit d'information : la décision est récente ; de plus, si certains assureurs le proposent de manière proactive, le plus souvent, assureurs et banques n'évoquent pas la question. Résultat : les démarches, bien que simples, ne sont pas faites ».

A l'instar de la délégation d'assurance, la participation aux bénéfices s'avère donc être une source d'économie certes importante mais jusqu'ici bien peu utilisée. Et pourtant, les démarches pour en profiter sont on ne peut plus simples, un voire deux courriers adressés à l'établissement prêteur suffisent à faire jouer l'article L331-3 du Code des assurances et ainsi se voir restituée une partie des cotisations versées au cours de l'année. Pour Thierry Langlois, en étant trop peu informés, les emprunteurs se voient donc privés d'une manne financière d'autant plus importante que « les rachats de crédit se multiplient, vu que les taux d'intérêt sont faibles. Cela concerne donc une importante population qui peut récupérer ainsi un peu de pouvoir d'achat ».

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