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Assurance : un emprunteur sur deux ignore qu'il peut en changer

18 Aout 2015

Assurance : un emprunteur sur deux ignore qu'il peut en changer


Plus d'un français sur deux ignore encore qu'un emprunteur peut changer librement d'assurance de prêt lors de sa première année d'engagement. Une disposition pourtant en vigueur depuis maintenant plus d'un an.

Résiliation d'assurance : il ne reste plus qu'à informer les français

Bénéficiant d'une exposition médiatique de plus en plus large (exposition se développant à mesure que le secteur s'ouvre à la concurrence), l'assurance de prêt immobilier n'en reste pas moins un domaine encore largement méconnu. Depuis 2010 et l'instauration de la loi Lagarde, les enquêtes, études et autres publications n'ont eu de cesse de se multiplier, aboutissant pourtant toutes à un même et unique constat : en matière d'assurance emprunteur, les français baignent dans l'ignorance. La dernière étude de l'assureur MetLife ne déroge d'ailleurs pas à la règle.

4 français sur 10 n'ont jamais entendu parler de la loi Hamon

Dévoilée il y a peu, l'étude revient notamment sur la perception qu'ont les consommateurs de la loi Hamon et sur son impact sur le marché de l'assurance. Or, plus d'un an après l'entrée en application de la loi, force est de constater que 53% des français ne savent toujours pas qu'une disposition leur permet de résilier leur contrat d'assurance de prêt au cours de la première année. Plus inquiétant encore, 37% des sondés n'ont même jamais entendu parler de cette loi Hamon. Enfin, pour plus de 7 français sur 10, il reviendrait à la banque de présenter des offres de substitution aux emprunteurs souhaitant changer d'assurance.

Loi Hamon : les professionnels plus concernés que les particuliers

Pâtissant d'un déficit de notoriété certain auprès de l'opinion publique, la résiliation d'assurance (et plus largement la souscription d'une assurance individuelle) se révèle toutefois être une source d'économies non négligeable. On estime ainsi qu'opter pour une assurance de prêt indépendante au lieu de celle proposée automatiquement par sa banque permettrait à un emprunteur de réduire considérablement le coût de son crédit (jusqu'à 25%). Et pourtant, si l'on en croit les auteurs de l'étude, le chemin est encore long avant que l'assurance de prêt ne s'ouvre non seulement à la concurrence mais également au grand public. « La loi Hamon a eu plus d'impact sur les professionnels – qui ont dû développer de nouvelles offres, et qui ont énormément débattu ces derniers mois – que sur le grand public, pour qui l'assurance emprunteur reste encore une formalité à remplir afin d'accéder au crédit immobilier », note ainsi Doria Cherkaski, porte-parole de MetLife France.

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