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Assurance obligatoire pour le prêt à taux zéro

28 octobre 2015

Assurance obligatoire pour le prêt à taux zéro


Devant faire l'objet d'une réforme dès le début de l'année 2016, le prêt à taux zéro est-il véritablement dénué de taux d'intérêt ? Non si l'on considère qu'une assurance de prêt doit obligatoirement lui être associée.

Faut-il assurer un prêt à taux zéro ?

Gouvernement et professionnels du crédit nous tromperaient-ils depuis des années au sujet du prêt à taux zéro ? Comme son nom l'indique, le PTZ est une solution de financement qui permet aux consommateurs de n'avoir à rembourser que le seul capital initialement emprunté et de ne pas se soucier du versement de quelconques intérêts. S'il est régulièrement présenté comme un précieux soutien à l'accession à la propriété, le PTZ est-il vraiment un prêt à 0% ? En théorie oui, mais à y regarder de plus près, le PTZ répond aux mêmes règles que les autres crédits immobiliers et doit donc être sécurisé par la souscription d'une assurance emprunteur. Or, sans pour autant afficher un taux élevé, cette assurance n'est pas à 0%. En résumé, le taux nominal d'un PTZ sera bel et bien nul mais son taux effectif global (TEG incluant le taux nominal, le coût de l'assurance et les différents frais annexes) avoisinera pour sa part les 0,40% (voire moins).

Quelles garanties pour un prêt à taux zéro ?

Le prêt à taux zéro peut certes être considéré comme un crédit à part (répondant à des modalités d'obtention qui lui sont propres), les risques pesant sur son bon remboursement sont les mêmes que pour un prêt immobilier classique. Par conséquent, l'emprunteur souscrivant ce type de prêt devra contracter une assurance incluant les garanties habituellement exigées par une banque. Le particulier devra ainsi être couvert contre le risque de décès, d'invalidité, d'incapacité de travail ou encore de perte d'emploi.

A noter que la législation actuellement en vigueur permet à l'emprunteur de souscrire un contrat d'assurance autre que celui proposé par son établissement prêteur. En jouant le jeu de la concurrence, il pourra ainsi opter pour l'assurance la plus économique, renforçant par la même occasion l'attractivité déjà importante du PTZ.

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