logoACI

Assurance : les banques n'entendent pas céder leurs clients

27 Aout 2015

Assurance : les banques n'entendent pas céder leurs clients


Alors que l'assurance de prêt immobilier s'ouvre peu à peu à la concurrence, les banques cherchent encore par tous les moyens à dissuader les emprunteurs d'aller voir ailleurs.

L'assurance individuelle peine à séduire les emprunteurs

Aujourd'hui, près de 3 emprunteurs sur 10 contractent leur assurance de prêt chez un professionnel autre que leur établissement prêteur (sondage mené par l'assureur Metlife). Si cette proportion de consommateurs infidèles progresse par rapport aux années précédentes (ils n'étaient que 15% en 2013), ce chiffre reste toutefois bien en-deçà de ce qu'auraient pu espérer les professionnels du secteur. Pour beaucoup, la faute en revient à des mesures (loi Lagarde, loi Hamon) qui, sans doute par défaut de communication, ne réussissent pas encore à peser sur ce marché on ne peut plus juteux. Mais l'explication pourrait également être cherchée ailleurs et notamment vers l'attitude des banques.

Assurance individuelle : les banques savent se montrer dissuasives

On ne peut en effet que s'interroger : pourquoi la souscription d'une assurance individuelle ne séduit pas plus d'emprunteurs alors qu'elle permettrait indéniablement d'alléger le coût global de leur prêt immobilier ? Peut-être tout simplement parce que les banques font tout pour les conserver dans leur giron. Loin de nous l'idée d'accuser les établissements bancaires ne de pas respecter la réglementation en vigueur, mais force est pourtant de constater que certains savent se montrer persuasifs. Fabienne Laborde, directrice commerciale du courtier Le-Partenaire, explique ainsi que « rien n'est formalisé par écrit mais le conseiller laisse entendre que les démarches seront longues ou qu'il sera compliqué de garantir le taux ».

Enfin, si la majorité des emprunteurs optent pour l'assurance proposée par leur banque, c'est peut-être aussi par lassitude. Après avoir franchi tous les obstacles jalonnant la route qui les a menés au crédit, ils n'ont plus l'envie de s'engager dans de nouvelles démarches qu'ils considèrent à tort comme fastidieuses.

VOS REACTIONS