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Assurance dépendance : peut-on s'y fier ?

14 octobre 2014

Assurance dépendance : peut-on s'y fier ?


Souscrire une assurance, quelle qu'elle soit, c'est avant tout s'assurer de disposer d'une bonne protection au moment où l'on en a véritablement besoin. Partant de ce principe, l'assurance dépendance peut revêtir une importance capitale en offrant un coup de pouce financier non négligeable lorsque, l'âge ou la maladie aidant, on n'est plus en mesure de s'assumer seul. Et pourtant, si l'on en croit bon nombre d'associations de consommateurs, l'assurance dépendance a de quoi susciter la méfiance.

L'assurance dépendance pointée du doigt

Se prémunir contre d'éventuels sinistres ou bénéficier d'un soutien financier lorsque l'on fait face à une situation délicate, telle est la fonction d'une assurance. Si les assurances habitation, auto, santé ou encore l'assurance de prêt immobilier sont relativement répandues, il n'en va pas de même de l'assurance dépendance qui semble souffrir d'un certain défaut de notoriété. Plus inquiétant encore pour les professionnels du secteur, l'assurance dépendance ne cesse d'alimenter les critiques quant à certains de ses aspects jugés relativement opaques, voire « abusifs ».

Si les cotisations à « fonds perdus » (cotisations qui, une fois versées, ne seront jamais récupérées par l'assuré même si le risque que couvre l'assurance ne se réalise pas) sont le lot commun de bon nombre de contrats, qu'il s'agisse d'assurance auto ou d'assurance de prêt immobilier, elles se révèlent toutefois être un point sur lequel l'assurance dépendance est régulièrement pointée du doigt. En effet, le risque de perdre son autonomie étant relativement faible au regard du risque de subir un accident de voiture, les consommateurs perçoivent donc logiquement le principe des cotisations à « fonds perdus » comme une véritable manne financière dont profitent allègrement les assureurs. En outre, les associations ne peuvent que constater les clauses parfois floues (voire rédigée de façon à induire le consommateur en erreur) qu'intègrent les contrats d'assurance dépendance.

Un label pour des assurances claires et transparentes

Afin de redorer le blason de ce produit, la fédération française des sociétés d'assurance a lancé, dès 2013, le label GAD (garantie dépendance). Un label qui vise à offrir aux assurés une garantie plus transparente et surtout plus claire. Pour pouvoir bénéficier de ce signe distinctif, les contrats d'assurance dépendance doivent par exemple utiliser un vocabulaire aisément compréhensible ou encore garantir une rente mensuelle minimum de 500 euros.

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